Observatoire magnétique Yellowknife (YKC)

Photo de l'observatoire magnétique Yellowknife
Nom Yellowknife
Code alphabétique AIGA YKC
Code numérique AIGA 028246
Coordonnées géographiques 62.480° N, 245.518° E
Coordonnées géomagnétiques (IGRF-12 (2015)) 68.62° N, 58.22° O (2015.0)
Altitude 198 m
Année d'inauguration 1974
Données de l'observatoire liens

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Au cours de l'Année géophysique internationale, un observatoire fonctionnait à Yellowknife (de juillet 1957 à août 1958) sur un emplacement qui se trouvait à environ 2 km de la ville, du côté sud de la route de l'aéroport. Cet emplacement n'existe plus.

En 1972, il a été décidé de rétablir un observatoire magnétique à Yellowknife (T.N.-O.). En mai 1973, on a examiné les abords du laboratoire de sismologie en vue d'y implanter un nouvel observatoire magnétique. L'emplacement se trouve à environ 6 km au nord-est de l'Observatoire de l'Année géophysique internationale, sur des gneiss archéens. On avait trouvé deux emplacements que l'on considérait comme convenables : un terrain de 185 m de côté, situé entre la voûte sismique et le lac Long ; un emplacement à la limite méridionale du laboratoire de sismologie, à 198 m d'altitude et à 390 m au sud du lac Long. Le premier terrain semblait mieux convenir, parce que les capteurs magnétiques pouvaient être plus éloignés des sources éventuelles de perturbation magnétique artificielle. Cependant, on a appris par la suite que les autorités du Territoire avaient réservé ce terrain pour servir de lieu de loisirs à la ville de Yellowknife. C'est pourquoi on a situé l'Observatoire magnétique sur le deuxième emplacement, qui se trouvait à une centaine de mètres du ministère de la Voirie des T.N.-O., à l'est, du stationnement du terrain de golf, à l'ouest, et de la route du Mackenzie, au sud, ainsi qu'à 60 m au sud de la clôture à mailles métalliques entourant le laboratoire de sismologie. Le gradient moyen de la force totale mesuré à cet endroit était de 5 nT/m, ce qui se comparait à la force observée antérieurement sur l'emplacement de l'Observatoire de l'Année géophysique internationale.

Afin de protéger l'environnement magnétique de l'Observatoire, on a érigé une clôture d'aluminium le long de la limite mitoyenne du terrain du ministère de la Voirie et de là, vers l'ouest, jusqu'à la clôture bornant l'extrémité nord du complexe du laboratoire de sismologie.

Le bâtiment, de 6 m sur 12, était construit comme ceux de Resolute Bay, de Cambridge Bay et de Baker Lake. Son axe longitudinal était orienté dans le sens est-ouest géographique. Tous les matériaux étaient non magnétiques. On s'est passé des socles individuels grâce à l'emploi d'une plate-forme de béton isolée et renforcée, désolidarisée des murs du bâtiment.

En 1986, l'emplacement a commencé à subir une interférence magnétique considérable due à l'équipement lourd d'entretien des routes, parfois garé autour du complexe du ministère de la Voirie et dans le stationnement des clients du terrain de golf. En conséquence, on a choisi un autre emplacement, à 170 m à l'ouest du nouveau complexe sismique et à 100 m au sud de la voûte sismique. L'emplacement est visible à partir du trépied servant de repère géodésique 39086, lequel, à son tour, est visible de la balise géodésique 629102. Les azimuts géodésiques précis sont donc disponibles au nouvel observatoire.

Ce dernier, qui se trouve à environ 1 km au nord-est de l'emplacement antérieur, compte deux bâtiments, chacun mesurant 4,8 m sur 2,4, de matériaux non magnétiques, et divers abris pour les capteurs, dont les dimensions sont convenables. Chaque construction repose sur la roche en place exposée. Les enceintes des capteurs sont groupées et éloignées les unes des autres de quelque 7 m. Le groupe d'appareils est à 25 m de l'immeuble des services, qui abrite les tableaux électriques et les consoles électroniques des instruments. Le bâtiment des appareils absolus se trouve à 27 m, du côté de l'immeuble des services, en face du groupe de capteurs. Le nouvel observatoire a commencé à fonctionner vers la fin de juin 1989.

En juillet 1974, on a installé un magnétomètre enregistreur numérique, l'AMOS MK I. Cependant, l'équipement numérique a posé un certain nombre de problèmes, et ce n'est pas avant octobre 1974 que l'on a pu obtenir sur des données numériques fiables Devenant désuet, l'AMOS MK I a fait place, vers la fin de mars 1982, à l'appareil AMOS MK III, qu'a remplacé à son tour, à la mi-juin 1991, le CANMOS, conforme à INTERMAGNET.

Le CANMOS (pour Canadian Magnetic Observatory System - Système des observatoires magnétiques canadiens) a été conçu par le personnel du service de surveillance géomagnétique de la Commission géologique du Canada, qui a mis au point le logiciel de commande des magnétomètres et de traitement des données numériques de base. Il comprend notamment les composantes suivantes :

  • un magnétomètre triaxial du commerce, à saturation et à noyau annulaire, monté sur un système de suspension corrigeant l'inclinaison (conçu par la CGC)
  • un magnétomètre Overhauser à précession de protons
  • une horloge interne de synchronisation
  • divers supports d'information
  • périphériques de sortie RS-232 pour les chaînes de données d'une seconde, de cinq secondes et d'une minute

Les AMOS MK I et III étaient des instruments conçus et fabriqués par l'Observatoire fédéral et la Direction de la physique du globe. Ils diffèrent considérablement d'une version du commerce également nommée AMOS.