Observatoire magnétique Iqaluit (IQA)

Photo de l'observatoire magnétique Iqaluit
Nom Iqaluit
Code alphabétique AIGA IQA
Code numérique AIGA 026291
Coordonnées géographiques 63.753° N, 291.482° E
Coordonnées géomagnétiques (IGRF-12 (2015)) 73.25° N, 6.34° E (2015.0)
Altitude 67 m
Année d'inauguration 1995
Données de l'observatoire liens

Pour plus d'information sur le code AIGA, s'il-vous-plaît visiter le site web de AIGA.


Au milieu de 1988, on a envisagé de construire un observatoire magnétique à Iqaluit. Ce n'est pas avant août 1990, que l'on a tenu des discussions avec les responsables du campus Nunatta du Collège de l'Arctique pour établir conjointement un observatoire. En préparation des travaux de construction, la municipalité d'Iqaluit a accordé, en décembre 1990, les droits à une parcelle de terrain à la Commission géologique du Canada pour l'enregistrement des variations du champ géomagnétique. Vers la fin de mars 1994, la CGC et le Collège signaient un protocole officiel d'entente pour l'établissement d'un observatoire magnétique à Iqaluit. En vertu du protocole, la CGC s'engageait à supporter les coûts du matériel, le Collège à fournir la main-d'oeuvre pour la construction.

Le site se trouve à flanc de colline, à 1,4 km au nord du centre d'Iqaluit et à 400 m au nord du Collège de l'Arctique. Le terrain comporte d'importants affleurements de gneiss archéen. Malheureusement, un relevé préliminaire de la force totale a montré que la variation locale de F pouvait atteindre 1 400 nT sur 30 m. Ce type de relief magnétique énergique prédomine à Iqaluit.

Les apprentis charpentiers du Collège ont terminé la construction d'un bâtiment des appareils absolus (4,8 m sur 2,4 sur 2,4), d'un bâtiment des services (4,8 m sur 3,6 sur 2,4) et des divers abris des capteurs au cours de l'été 1994. Les deux bâtiments et les abris sont disséminés sur l'emplacement, comme dans les autres observatoires canadiens tel celui de Yellowknife. En octobre 1994, l'Observatoire a été doté d'un appareil CANMOS conforme à la base de données INTERMAGNET. Cependant, divers problèmes d'instruments et problèmes opérationnels ont empêché la collecte systématique de données jusqu'en janvier 1995.

En 1995, on a constaté l'existence de problèmes de données, l'écart entre la valeur calculée de F obtenue par la sonde à saturation et la valeur mesurée de F par le magnétomètre de force totale étant variable. Cela était particulièrement visible au cours des périodes de perturbations magnétiques. Le problème a persisté en dépit du remplacement de divers magnétomètres en 1995. Un nouvel examen du relevé antérieur de F a montré que le capteur de F et le capteur à saturation à trois composantes étaient situés de part et d'autre d'une importante anomalie de F. On a donc décidé de déménager les capteurs dans une zone où le relief magnétique était plus doux. Réalisé en août 1996, le déménagement a entraîné une réduction considérable du problème.

Le CANMOS (pour Canadian Magnetic Observatory System - Système des observatoires magnétiques canadiens) a été conçu par le personnel du service de surveillance géomagnétique de la Commission géologique du Canada, qui a mis au point le logiciel de commande des magnétomètres et de traitement des données numériques de base. Il comprend notamment les composantes suivantes :

  • un magnétomètre triaxial du commerce, à saturation et à noyau annulaire, monté sur un système de suspension corrigeant l'inclinaison (conçu par la CGC)
  • un magnétomètre Overhauser à précession de protons
  • une horloge interne de synchronisation
  • divers supports d'information
  • périphériques de sortie RS-232 pour les chaînes de données d'une seconde, de cinq secondes et d'une minute