Observatoire magnétique Glenlea (GLN)

Photo de l'observatoire magnétique Glenlea
Nom Glenlea
Code alphabétique AIGA GLN
Code numérique AIGA 040263
Coordonnées géographiques 49.645° N, 262.880° E
Coordonnées géomagnétiques (IGRF-12 (2015)) 58.06° N, 30.63° O (2015.0)
Altitude 40 m
Année d'inauguration 1980 (remplacé par Brandon)
Status fermé en 2006
Données de l'observatoire liens

Pour plus d'information sur le code AIGA, s'il-vous-plaît visiter le site web de AIGA.


Au début de 1975, l'Université du Manitoba, le ministère du Tourisme du Manitoba et la Direction de la physique du globe (qui fait aujourd'hui partie de la Commission géologique du Canada) se sont entendus pour établir une station d'enregistrement des variations géomagnétiques au laboratoire de l'Université du Manitoba à Whiteshell. Le coût de l'opération devait être partagé entre l'Université et la Direction.

L'emplacement (par 49° 48' N. et 264° 45' E.) se trouvait dans les limites du parc provincial Whiteshell, à quelque 160 km à l'est de Winnipeg. La roche en place, exposée, y était constituée de roche verte archéenne.

Même si l'on n'a pas tenté de maintenir Whiteshell au niveau d'un observatoire standard, les données correspondant aux périodes ne faisant pas problème étaient systématiquement corrigées, et les magnétogrammes reconstitués des données numériques étaient automatiquement envoyées au Centre A de données mondiales.

Pour éviter les coûts de construction d'un immeuble non magnétique du type d'observatoire standard (p. ex. Cambridge Bay), les capteurs des appareils étaient logés dans des abris individuels préfabriqués. Les consoles électroniques et l'équipement auxiliaire étaient logés dans un immeuble préexistant à quelque 30 m au sud-est des capteurs. On a coulé dans la roche mère des piles de béton pour les capteurs et le théodolite de déclinaison et d'inclinaison. Les dimensions des abris étaient comme suit :

  • abri du capteur à saturation primaire (AMOS) : 1,2 m sur 1,2 sur 1,2
  • abri du capteur à saturation secondaire : 0,6 m sur 0,6 sur 0,6
  • abri du théodolite de déclinaison et d'inclinaison : 1,7 m sur 1,7 sur 2

Les abris, de contreplaqué, étaient bien isolés. On a utilisé pour leur construction des clous d'aluminium et de la quincaillerie de laiton. Les abris étaient éloignés les uns des autres d'environ 5 m.

Comme le coût d'un observatoire monolithique devenait excessif en période de compressions budgétaires de l'État, ce prototype d'observatoire géomagnétique est devenu le modèle à suivre pour le Réseau canadien d'observatoires magnétiques chaque fois qu'il était question d'expansion.

Au début de 1979, le temps des déplacements pour l'entretien régulier de Whiteshell, par un technicien qualifié de l'Université du Manitoba à Winnipeg, est devenu excessif. On a donc entamé des discussions pour rapprocher les instruments du campus de l'Université. En mai 1980, on concluait une entente à cette fin et on entreprenait, en août de la même année la construction d'abris pour les instruments, etc., à Glenlea, d'après le modèle établi à Whiteshell.

On a choisi un emplacement dans les limites de la ferme expérimentale de l'Université, à quelque 30 km au sud du campus, sur un terrain qui s'élevait doucement, à environ 70 m de la rivière Rouge. Là, la roche mère est recouverte de 20 m de sédiments de l'ordovicien supérieur, vestiges du lac Agassiz formé après le dernier âge glaciaire nord-américain.

L'Observatoire de Glenlea est constitué d'une remorque abritant les consoles électroniques et l'équipement auxiliaire, d'abris dispersés pour les divers capteurs et d'un abri pour le théodolite de déclinaison et d'inclinaison. Les abris sont de contreplaqué, isolés et montés avec du matériel non magnétique. Les piliers sont enfoncés de 4 m dans les sédiments. Les enceintes des capteurs et du théodolite se trouvent à 7 m les unes des autres et elles sont toutes éloignées de 60 m de la remorque. Les câbles d'alimentation et de transmission des signaux sont enfouis. Glenlea a remplacé Whiteshell le 26 septembre 1980.

à la mi-juillet 1975 a débuté l'enregistrement numérique du champ géomagnétique, avec l'installation de l'instrument AMOS MK I de la Direction de la physique du globe. Devenant désuet, cet instrument a fait place, vers la fin novembre 1981, à l'appareil AMOS MK III, qu'a remplacé à son tour, au début de juin 1991, le CANMOS, conforme à INTERMAGNET.

Trois désastres d'origine climatologique ont frappé Glenlea. à l'été 1995, la remorque qui abritait l'équipement électronique auxiliaire était renversée par des vents de la force d'une tornade. En mai 1996, les capteurs étaient submergés par les eaux de la Rouge. En mai 1997, l'inondation se répétait. C'est pourquoi, au cours de l'été 1997, on a décidé de mettre un terme aux observations de la déclinaison et de l'inclinaison absolues tant que l'Observatoire n'occuperait pas un endroit convenable. C'est pourquoi l'Observatoire a cessé d'exister en mai 1997. La station de mesures des variations géomagnétiques de Glenlea a été déménagée à l'observatoire géophysique de Brandon en 2007.

Le CANMOS (pour Canadian Magnetic Observatory System - Système des observatoires magnétiques canadiens) a été conçu par le personnel du service de surveillance géomagnétique de la Commission géologique du Canada, qui a mis au point le logiciel de commande des magnétomètres et de traitement des données numériques de base. Il comprend notamment les composantes suivantes :

  • un magnétomètre triaxial du commerce, à saturation et à noyau annulaire, monté sur un système de suspension corrigeant l'inclinaison (conçu par la CGC)
  • un magnétomètre Overhauser à précession de protons
  • une horloge interne de synchronisation
  • divers supports d'information
  • périphériques de sortie RS-232 pour les chaînes de données d'une seconde, de cinq secondes et d'une minute

Les AMOS MK I et III étaient des instruments conçus et fabriqués par l'Observatoire fédéral et la Direction de la physique du globe. Ils diffèrent considérablement d'une version du commerce également nommée AMOS.