Magnétomètre Aéroporté - Phase II

Magnétomètre Aéroporté - Phase II (description ci-dessous)

Historique et utilisation

Au début des années 50, le magnétomètre aéroporté - phase I était considéré comme une technologie de pointe, jusqu'au début de l'ère spatiale en 1957 où une grande diversité de nouveaux instruments de haute technologie ont vu le jour. En 1963, le magnétomètre et la plate-forme de stabilisateur ont été redessinés par Weldy Hannaford pour tirer partie des technologies les plus récentes. Dans la mesure du possible, on utilisait des composantes commerciales. Ainsi, le remplacement des pièces défectueuses était beaucoup plus facile. Bien que la plateforme du stabilisateur fonctionnait à peu près de la même façon que celle du magnétomètre de phase I, les pièces qui le composait étaient beaucoup plus petites, réduisant ainsi la masse de l'instrument de 86 kg à 34 kg.

On a également repensé le magnétomètre en vue d'améliorer sa stabilité et sa précision. Le courant de rétroaction circule maintenant dans un montage de bobines de Fanselau plutôt que dans un solénoïde. En outre, la direction du système de bobines est maintenue constante dans la direction du méridien magnétique plutôt que d'être maintenue fixe par rapport à l'axe du stabilisateur.

La stabilité avait été améliorée, mais les variations de température causaient toujours des déphasages à la sortie du magnétomètre. Par conséquent, on a entrepris de chauffer le boîtier de la plate-forme à l'aide de simples éléments de plaques chauffantes.

Les photographies que l'on voit ici ont été prises pendant le levé de 1965 des pays scandinaves et de la mer de Groenland, premier levé effectué à l'aide du système nouvellement conçu. Ce fut une réussite. Pendant 317 heures de vol, seules 2 heures de données ont été perdues. Cinq levés subséquents couvrant l'ensemble du Canada ont été effectués entre 1969 et 1976 à l'aide du nouveau magnétomètre. Ces données constituent le premier ensemble de données utilisé pour produire le Champ géomagnétique canadien de référence (CGCR). Le CGCR nous donne aujourd'hui l'information sur la déclinaison magnétique qui figure sur la plupart des cartes topographiques, marines et aéronautiques produites au Canada.